Glottophiles




Nous voudrions rendre ici hommage à deux figures majeures de la linguistique, savants universels, éminents polyglottes et gourmands glottophiles, et russophiles avisés, dont l'œuvre nous inspire.

Ancien élève de l'École normale supérieure, licencié de lettres classiques, de linguistique générale, de chinois et d'arabe, diplômé d'études supérieures d'arabe, diplômé d'hébreu, de chinois et de russe de l'Institut national des langues et civilisations orientales, Claude Hagège est polyglotte, ayant des connaissances dans une cinquantaine de langues, parmi lesquelles l'italien, l'anglais, le guarani, le hongrois, le navajo, le nocte, le pendjabi, le persan, le malais, l'hindi, le malgache, le peul, le quechua, le tamoul, le tetela, le turc et le japonais. Il est l'auteur de monographies sur les langues mbum, comox, palau, de nombreux ouvrages de linguistique ainsi que d'essais sur le français. Médaille d'or du CNRS, après une brillante carrière de professeur d'université et de chercheur (au CNRS et comme linguiste de terrain), il est professeur au Collège de France.
Il donne un aperçu de ses amours glottophiliques dans son Dictionnaire amoureux des langues.

Claude Hagège, grand russophile, défend l'enseignement de la langue russe:
«La menace que fait peser sur le russe, plus encore que sur les autres langues d’Europe, la pression de l’anglais, est inacceptable. Il n’y a aucune sorte de raison pour qu’on ne propose pas aux familles un large choix de langues au lieu de les maintenir désinformées des possibilités réelles. La disparition du russe dans les établissements d’enseignement secondaires est, à brève échéance, une menace pour les relations entre la France et la Russie dans tous les domaines. Il est à souhaiter que les autorités responsables en prennent enfin conscience.» 

Maurice Coyaud est licencié de langues classiques, de russe, de chinois, diplômé d'études supérieures de langues classiques, de russe, docteur d'État en linguistique, diplômé de mongol, birman, tagalog de l'Institut national des langues et civilisations orientales, spécialiste de coréen, japonais et thaï. Il a été directeur de recherche au CNRS, président de la Société de linguistique de Paris, professeur de linguistique à l'université, professeur de chinois à l'INALCO, de japonais à l'École polytechnique, inspecteur de chinois et professeur à l'École des hautes études en sciences sociales (langues altaïques de Chine). Il a publié de nombreux essais, romans, anthologies, traductions.
On lui doit le remarquable essai: Faune et flore dans la poésie russe (P.A.F. Pour l'analyse du folklore, 1991).
Il livre ses mémoires de grand voyageur glottophile dans son livre L'homme qui volait au-dessus des arbres.

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